J’ai écrit, beaucoup, sur l’amour découvert si tard, trop tard sans doute, et dont je ne suis même pas certain de l’existence. J’aurais pu vous raconter la première plage hostile, la nuit, quand on vient de la mer. Vous parler du premier saut en parachute, narrer l’exaltation et les espoirs du combat révolutionnaire. Vous parler de plein de choses encore qu’ont rempli ma vie. Mais voila, au sommet de la colline, au bout de l’écriture, au bout du souffle, au bout du rien, il arrive un moment ou, si l’on veut échapper au pathétique, il faut choisir. Alors, on s’assoit et on regarde la vie partir lentement, dans la fumée d’une pipe.
---------
Escribí, mucho, sobre el amor encontrado, ya tarde, sin duda demasiado tarde, un amor del que ni siquiera estoy seguro que existió. Hubiese podido contarles la primera playa hostil, de noche, cuando se viene del mar, y el primer salto en paracaídas. Narrar la exaltación y las esperanzas del combate revolucionario. Contar muchas cosas que llenaron mi vida. Pero he aquí que, en la cumbre de la colina, al cabo de la escritura, al cabo del aliento, al cabo de la nada, llega el momento en que debemos escoger, si queremos escapar al patético. Entonces, nos sentamos y miramos la vida diluirse lentamente en el humo de una pipa.











