martes, 9 de agosto de 2011

Le vrai silence (Bilingüe)


La nuit tous les violoncelles son gris, et mon archet n’a pas de prix. Mais ne m’appelez pas poète, je ne suis qu’un fou méthodique. J’ai rangé, les vers, les rimes, les rythmes avec les strophes. J’ai tout rangé dans une armoire au fond d’un glacier bien noir. Il reste la Poésie, et ça c’est autre chose. La poésie c’est le rayon de soleil sur ta nuque.
J’ai aussi range le mot Amour. Je l’ai utilisé une fois, à tort ou à raison, peu importe, il est à usage unique. On ne peut pas recommencer, après il sonne comme de la fausse monnaie. 
Mais la Poésie et l’Amour sont une même personne, et ça c’est compliqué. Elle se convoque là où je tente une écriture froide, dépouillée de sens, dépouillée des vivants. Pour échapper au silence des vivants, peuplé de murmures mondains et de souris vertes, il faut inventer, écrire des mondes « Plus Ultra ». Il faut inventer des fruits hybrides arrosés par des pétales d’arc-en-ciel. Inventer des chevaux dansant le tango avec des clous en bois. Les chevaux danseurs de tango, seraient très bien avec les souris vertes et les chiens obéissants, ça compléterait le bestiaire.
Il faut inventer des écritures comme une cérémonie Vaudou, la prière des morts-vivants. Voila c’est ça, quand mon écriture sera livide et cadavérique, je connaîtrai le dénouement, le vrai silence des morts-vivants.
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De noche todos los chelos son pardos y mi arco no tiene precio. No me llaméis poeta, sólo soy un loco metódico. He guardado los versos, las rimas, los ritmos con las estrofas. Todo está escondido en un armario, allí en el fondo de un glaciar muy negro. Queda la Poesía, y eso es otra cosa. La poesía es el rayo de sol sobre tu nuca.
También he guardado la palabra Amor. La utilicé una vez, con razón o sin ella, poco importa es de uso único. No podemos utilizarla de nuevo, después suena como moneda falsa. Mas la Poesía y el Amor son la misma persona, y esto es complicado. Complicado porque se convoca cuando intento una escritura fría, despojada de sentido, despojada de la vida.
Para escapar del silencio de los vivos, poblado de murmullos mundanos y ratones verdes, hay que inventar, escribir mundos "Plus Ultra". Hay que inventar frutos híbridos regados por pétalos de arco iris. Inventar caballos que bailan el tango con clavos de madera. Los caballos bailarines de tango, se integrarían muy bien con los ratones verdes y los perros obedientes, completarían el bestiario.
Hay que inventar una escritura como una ceremonia Vudú, la oración de los muertos-vivientes. Eso es, cuando mi escritura sea lívida y cadavérica conoceré el desenlace, el verdadero silencio de los muertos-vivientes.

lunes, 8 de agosto de 2011

La única palabra


La única palabra no tiene tacto, tic y tac. Siempre he tenido muchos pájaros en la cabeza, y demasiada sensatez. Sin embargo Dios sabe que hubiese matado por Ti, tic, tac, y aún, ¿tanto hemos cambiado? -Si necesito un analista, me compraré una pistola- Yo me entiendo. 
Existen letras que silban como el viento que hiela las lágrimas. Lagrimas de ninguna parte, tic tac, tic tac. La luz brilla un instante, tic, tac, después llega la noche, negra, tic, tac, la noche, y nada. 
La única palabra no tiene tacto. 
Los perros orinan hacia las estrellas, y después vuelven a sus casetas guardaespaldas. Todo en orden mi Capitán, no se enteran de nada. 
Los ratones verdes bailan en la podredumbre, húmeda de flores marchitas y huesos quebrados. Con los ojos fabrican collares y con la piel sombreros transparentes. El semen se regala en la boca de eclipses centelleantes. La noche es la noche y el día también. La última palabra no tiene tacto.

viernes, 5 de agosto de 2011

Pas là (Bilingüe)


Pas d’image, pas d’image. Pas de mot, pas de poème, pas de rime. Plus de musique, plus. La poésie rien, partie; Ailleurs, pas là. Pas là, partie. Où ? Je ne sais pas, partie. Partie, comme toi, comme toi. Et moi je ne sais pas. Pas sais, né, Je, Moi… Vide. Comment signifier l’absence. La dilution dans la myriade de particules. Absurde. L’absence absolue de sens. L'absence de douleur. L’absence de perspective, tout est à plat, voila. Voila, c’est ça, je ne sens plus rien, à plat, comme si je n’étais que le témoin. Le témoin d’un naufrage. Naufrage. Naufrage dans un vieux film en noir et blanc, sautillant et muet. Un vieux film qui brûle à la fin. Le projecteur ne tourne plus, à la fin brûle… Pas là… Pas là, à la fin pas là...

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No hay imagen, no hay  imagen. No hay palabra, no hay poema, no hay rima. No queda música, no queda. La poesía nada, se fue; a otro lugar, No está aquí. No está, se fue. ¿Dónde? No sé, se fue. Desaparecida, como tú, como tú. Y yo no sé. No sé, nacido, Ego, Yo… Vacío. Cómo significar la ausencia. La dilución en la miríada de partículas. Absurdo. La ausencia absoluta de sentido. La ausencia de dolor. La ausencia de perspectiva, todo es plano, sin relieve, así es. Si, así, eso es, no siento nada, sin relieve, como si solo fuera un testigo. El testigo de un naufragio. Naufragio. El naufragio en una vieja película en blanco y negro, que brinca y muda. Una vieja película que arde al final. El proyector ya no gira, y en el final arde … No está … No está, en el final no está...

jueves, 4 de agosto de 2011

Etranger (Bilingüe)


Je ne suis pas d’ici et je ne suis pas d’ailleurs, définitivement étranger. Je n’écris plus ni poèmes ni la langue de ma mère. Etranger à toi, les vers n’étaient que le cri d’agonie. Le bruit d’un arbre que l’on abat.
Sur le chemin de cristal, j’invente des mystères rassurants, à cloche-pied.
Une ruelle andalouse, de soleil et chaux blanche, dessine un parfum sur l’éventail de ses rêves.
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Extranjero

No soy de aquí y no soy de otra parte, definitivamente extranjero. Ya no escribo poemas ni el idioma de mi madre. Extranjero para ti, eran los versos como un grito de agonía, ruido del árbol al instante del talar. Talar en el camino de cristal donde invento misterios tranquilizadores, a la pata coja.
Un callejón andaluz, de sol y cal blanca, dibuja un perfume en el abanico de sus sueños.



martes, 2 de agosto de 2011

Culotte sur porte (Bilingüe)


Dans le système d’échanges, la signification finit par s’éroder dans l’excès. Dès lors, l’irréalité des songes s’épanouit dans l’anesthésie du monde. Curieuse infidélité faite aux vivants, quand nous leurs préférons l’ombre de l’imaginaire. Hélas, nos actes nous suivent et on finit par payer la ligne de non-vie, en récoltant les copeaux de néant. Mais qu’importe la médiocrité d’une fausse monnaie, si l’on peut manger du pop corn et flotter dans la plus belle des musiques.
Ecoutez le vent s’enrouler dans les colonnes du Temple d’Athéna, et au loin la mer danser comme une souris verte. Ecoutez la vie mourir dans l'ellipse de l'esthétique. Ecoutez le dernier mot de l’été indien!

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Bragas sobre puerta

En el sistema de intercambios, el significado acaba por corroerse en el exceso. Entonces, la irrealidad de los sueños se explaya en la anestesia del mundo. Curiosa infidelidad hecha a los vivientes, cuando preferimos la sombra de lo imaginario. Por desgracia, nuestros actos nos siguen y acabamos por pagar la línea de no-vida, cosechando las virutas de la nada. Mas qué importa la mediocridad de la falsa moneda, si podemos comer palomitas de maíz y flotar en la más bella de las músicas.
Escuchen el viento enredarse en las columnas del Templo de Atenea, y, en el lejano, el mar bailar como un ratón verde. Escuchen la vida morir en la elipse de la estética. ¡Escuchen la última palabra del verano indio!




lunes, 1 de agosto de 2011

La disparition du monde réel (Bilingüe)


La photographie, comme la mort, signifie la fin du réel; elle est l’outil idéal pour faire disparaitre le monde. «Disparition du réel», auquel se substitue une série de simulacres qui ne cessent de s'auto-engendrer. «Réel» réduit aux seuls signes autoréférentiels de son existence. Chaque image est un évanouissement sans lendemain.  (Extraits sur Baudrillard)

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L’erreur a été de croire aux signes comme à la vérité du monde inversé, alors qu’ils ne sont que le prolongement, les agents aux ordres de la subordination… « La séduction représente la maîtrise de l'univers symbolique » donc la réalité du pouvoir. L’erreur a été de croire aux mots comme à un cri échappé de la réalité masquée, comme à la vérité qui pénètre au-delà. Alors que, en buvant son café du matin face à toi, et parfois l’odeur de ton sexe sur les doigts, il ignore tout de ta réalité. La sais-tu toi-même? L’erreur a été de croire aux images, d’y croire comme à un don, alors qu’elles n’étaient que le signe de la distance, de l’absence réelle. Le signe d’une intimité insignifiante. L’erreur a été de souffrir dans l’obscène de la surexposition, alors que ce n’est que le signe fragmenté de la mort du réel, un objet-sujet autonome et déconnecté de son origine … On ne peut même plus croire au frémissement d’un baiser, il peut être nié d’un seul signe: je t’aime / je ne t’aime. Et pourtant j’ai fracassé ma vie, littéralement, pour un seul mot. La véritable ironie est que je pourrais y croire, d’un seul mot. Indifférent à l'évanouissement du réel...

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La desaparición del mundo real

El error fue creer en los signos como en la verdad del mundo invertido, y tan sólo son el prolongamiento, los agentes a las órdenes de la subordinación. "La seducción representa el control del universo simbólico " es decir la realidad del poder. El error fue creer en las palabras como si fueran un grito escapado de la realidad enmascarada, como en la verdad que penetraba más allá. Mientras que, bebiendo su café de la mañana, frente a ti, y a veces el olor de tu sexo en las yemas, ignora todo de tu realidad. ¿Tú misma, la conoces? El error fue creer en las imágenes, creerlas como si fueran una entrega, y sin embargo sólo eran el signo de la distancia, de la ausencia efectiva. El signo de una intimidad insignificante. El error fue sufrir en el obsceno de la sobreexposición,  que no es nada más que el signo fragmentado de la muerte de la realidad; un objeto-sujeto autónomo y desconectado de su origen. Ni siquiera podemos creer en el temblor de un beso, este puede ser negado por un solo signo: te quiero / no te quiero. Y sin embargo rompí mi vida, literalmente, por una sola palabra. La verdadera ironía es que podría volver a creer, de una sola palabra, indiferente al desvanecimiento de la realidad...




sábado, 30 de julio de 2011

Je ne sais pas, vraiment pas (Bilingüe)



Il y a dans l’air un je ne sais quoi pathétique, peut-être terrifié, comme l’immobilité d’un cri qui tombe de son propre poids.
Il y a trente huit ans et vingt quatre mois, j’ai fêté mes vingt ans. Vingt ans au fond de la mer et j’étais plein de vie. Je me souviens, il y avait des morts en surface. Aujourd’hui je ne suis plus qu’un no man’s land. Une terre habitée par des souris vertes. Des souris qui dansent au milieu de milliers de mots. Des mots de lave étalée jusqu'à l’absurde.
De ces derniers mois, vingt quatre, je n’ai pas appris grand-chose, sauf que l’on peut tout trahir et y compris les mots. Des mots qui pèsent moins que l’encre qui les dessine…
Maintenant je vais aller peindre le ciel de bleu, et aussi une rose. Une rose d’un noir impossible et rouge aussi. Rouge du baiser sur les lèvres.
La Lune de deux hirondelles m’a dessiné un vent qui caresse. Alors, il est temps d’arrêter la comptabilité des larmes.

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No sé, verdaderamente no sé…

Hay en el aire un no sé qué patético, posiblemente aterrado, como la inmovilidad de un grito que cae de su propio peso. Hace treinta y ocho años y veinticuatro meses, celebré mis veinte años. Veinte años en el fondo del mar y estaba lleno de vida. Recuerdo, había unos muertos en la superficie. Hoy no soy nada más que un no man’s land. Una tierra poblada de ratones verdes. Ratones que bailan en medio de millares de palabras. Palabras de lava mostrada hasta lo absurdo.
De estos últimos meses, veinticuatro, no aprendí gran cosa, excepto que todo se puede traicionar, todo e incluidas las palabras. Palabras que pesan menos que la tinta que las dibuja…
Ahora voy a pintar el cielo de azul, y también una rosa. Una rosa de un negro imposible y rojo también. Rojo del beso sobre los labios.
La Luna de dos golondrinas me dibujó un viento que acaricia. Entonces, ya es hora de parar la contabilidad de las lágrimas.

viernes, 29 de julio de 2011

Carrusel ruso (r)

Publicado por primera vez el 18/01/2011

Cette blessure
Comme un soleil sur la mélancolie
Comme un jardin qu'on ouvre que la nuit
Comme un parfum qui traîne à la marée
Comme un sourire sur la destinée
Cette blessure d'où je viens
Leo Ferré.

Quelques pas d’une aube anonyme,
cinq vides, un plein.
Clic ! Noir perd.
Bang ! Le rouge gagne.
Manège russe,
dans la tache de sang,
l'éclat d’un sentiment dilué.
Sans le léger pessimisme
d'une balle,
on finirait par croire
que l’on jouit vraiment.
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Pasos de un anónimo amanecer,
vacios cinco, uno lleno,
¡Clic! Negro pierde.
¡Pan! Rojo gana.
Carrusel ruso,
en el charco de sangre,
brilla un sentimiento diluido.
Sin el leve pesimismo
de una bala,
acabaríamos pensado
que gozamos realmente.

jueves, 28 de julio de 2011

El volcán de tu boca (con voz)


En la voz de Duna Gracias amiga eres un amor.

Quiero vestirme de mañana,
de mañana mojada de lluvia,
como un animal hambriento,
trazando inventario de tus curvas.

Curvas violetas en las raíces,
lago cristal de poemas
que deshojan la ropa de tu piel,
encrucijada de margaritas.

Margaritas de tu vientre,
bosque ligero de aguas locas,
que canta bajo las yemas
del espejo a dos voces.

Voces de deseo impaciente
que morir anhela,
-¡delicioso tormento!-
en el volcán de tu boca.

lunes, 25 de julio de 2011

De Media Luna (con voz)

La leçon de musique. Vermeer.


Voz de Blanca EDP.  Gracias preciosa.

domingo, 24 de julio de 2011

Occitania. (Bilingüe)


Sud de soleil et mère,
aube yeux émeraude,
territoire mémoire
des troubadours amoureux.

Doux chevaliers faydits
le vent sur la nuque,
la terre ensemencée
du sang des croisades.

Danse d’embruns salés,
partir et mourir au Levant
en paix avec sa conscience.
Et toi?

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El sur de sol y madre,
alba de ojos esmeralda
territorio memoria
de trovadores amorosos.

Dulces caballeros faydits
el viento acaricia la nuca,
y la tierra sembrada
de sangre de cruzadas.

Baile de salpicaduras saladas,
marchar y morir en el Levante
en paz con su conciencia.
¿Y tú?



sábado, 23 de julio de 2011

Nuevo ciclo


Les yeux de la luxure ont des joies secrètes.
Paul Eluard


Dentelles de rosée persistante,
réelle la bouteille à la mer
sans les nuances
entre les cuisses bulles de campagne.


Encajes de rocío persistente,
efectiva como botella al mar
sin los matices
entre muslos burbujas de champán.

jueves, 21 de julio de 2011

Demasiado tarde


                                                Foto Mark Arbeit.

Aullidos imprevisibles, jauría de hormigas hambrientas, resbalaban en la piel dibujando trayectorias aleatorias, a veces conseguían abrir una brecha, casi invisible, penetraban, y, de estrago en estrago, derramaban los adentros.
Queda un rastro de nada, ceniza de anónima madera. Los ojos que cercaban se alejan en una mueca de desprecio.
El silencio llega demasiado tarde, ya es otro.

lunes, 18 de julio de 2011

Naples / Nápoles

                                                                         Foto JMA

Au milieu des décombres je tourne sur moi-même, lentement, aussi stupéfait qu’une victime de tsunami après le passage d’une vague géante. Tout, autour de moi, n’est que ravage et désolation gluante d’algues et poissons morts. La porte éventrée d’un frigidaire laisse voir, presque obscène, une tête d’espoir. Du poteau télégraphique pend le sourire carnassier d’un poème inachevé.

Cela pourrait être meilleur, ou pire, selon les circonstances. Je pourrais, par exemple, cesser d’être transparent. Mais au fond, la déchéance vers le néant est reposante, comme une odeur de mort sur le mur…
Je dois être un peu en retard sur l’horaire, les anciens cadavres n’ont pas le sens du temps.

(Aujourd’hui, l’air sent la cannelle et le café le gout d’une nuit face au Golfe de Naples.)
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En medio de los escombros giro sobre mí mismo, lentamente, tan estupefacto como una víctima de tsunami después del paso de una ola gigante. Alrededor de mí todo es estrago y desolación viscosa de algas y peces muertos. La puerta destrozada de un frigorífico deja ver, casi obscena, una cabeza de esperanza. Del poste telegráfico cuelga la sonrisa carnicera de un poema inconcluso.

Tal vez todo esto podría ser mejor, o peor, según las circunstancias. Podría, por ejemplo, dejar de ser transparente. Pero en el fondo, el desliz hacia la nada es descansado, como una fragancia de muerte en el paredón…
Debo estar un poco atrasado en el horario, los antiguos cadáveres no tienen el sentido del tiempo.

(Hoy el aire huele a canela y el café tiene el sabor de una noche frente al Golfo de Nápoles.)

Assis au bord (Bilingüe)


N'étant jamais jamais définitement modelé,
l'homme est receleur de son contraire.
René Char.

J’ai voyagé jusqu’au bout, jusqu’à l’indécence, visité l’île de la dépression et ses bordels. J’ai voyage jusqu’à la déchéance du charnel qui ne sait pas fabriquer des supplémentes d’âme, je ne sais pas faire autrement, je joue à pile ou face. Mais voila, au bout il ne reste rien, ni réalité ni rêves. Il reste cette espèce de sidération, presque un regard d’horreur, quand j’aperçois mon ombre dans les vitrines, et le silence
Je suis assis au bord de la folie, et je vais faire demi-tour.

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He viajado hasta el final, hasta la indecencia, visité la isla de la depresión y sus burdeles. He viajado hasta el decaimiento de lo carnal que no sabe fabricar suplementos del alma. No conozco otra manera, juego a cara o cruz. Pero he aquí que al final no queda nada, ni sueños ni realidad: nada. Solo esta especie de sideración, casi una mirada de horror, cuando percibo mi sombra en los escaparates. Y el silencio.
Estoy sentado en la orilla de la locura, y voy a dar media vuelta.


sábado, 16 de julio de 2011

Humo gris (r)


Publicado por primera vez el 10/10/2010

Cuchillas afiladas
son las palabras, amor,
en el corazón, clavadas.
Pero escribe en poética ilusión,
dime te quiero con cálida pasión,
si puedes.
No, no, mejor calla, tu voz
en mi memoria acuna el hielo
de los tiempos sin cielo.
Circulo de miedo, sangrando,
en el silencio de una elipse
suspendida en un beso.
No llores, o llora, como quieras,
Princesa, como puedas.
Aléjate, amor, pero no te vayas,
porque no puedo vivir sin tus besos.
No sé reconocerla con claridad,
pero tal vez hay una razón,
a la existencia de la oscuridad.
Ausente, tú, queda el humo gris
de una evanescente sustantividad.

jueves, 14 de julio de 2011

Del día siguiente

Cuando me enturbia la tarde, se oyen aullidos de celosías de oro y no curo del alba ni de los espacios. Es la tarde que poda los sueños y aterroriza la furia de mis brazos. Brazos envueltos en la lánguida dulzura de tu distancia. Distancia del alma escrita en un papel cuadriculado. Tan cuadriculado y vacío, que sólo la sangre, brotando de las alcantarillas, puede cumplir el oficio en este cáliz bordado de rojo.
Rojo pagado por las venas, rojo que descuartiza el instante del futuro y llena las cunetas de rastros de amantes. Rojo, del rojo de una mancha de tinta, rojo que poco a poco apaga mi nombre.

Debéis montar la guardia fantasmas translucidos, formas sin voz, podría ser que de una sola lágrima asaltara vuestro imperio.

miércoles, 13 de julio de 2011

De la radicalidad

 
"El hombre es la naturaleza
que toma conciencia de sí misma"
Elisée Reclus

Accionando las sirenas
de urgencia de un Twitter,
la utopía se fue de veraneo
espantada por el uniforme
de un capitán de bomberos,

en septiembre
volverá el futuro bronceado
con índice de protección
cinco y dieta de radical libre,

los revolucionarios de salón
hundirán las puertas abiertas,
preocupados por el copyright
de los versos apolillados.

En las trincheras doradas
los anacoretas polifónicos
ya tienen sabor
a Cristal Roederer,

y el diablo ríe, ríe a carcajadas
mientras me masturbo a la faz
de esta realidad esterilizada,

yo os regalo el semen quebrado
en la tangente
de vuestro mundo de eunucos.

Si no os gusta
puedo cambiar de tercio,
tengo calcomanías de Max Stirner,
un anagrama de árida pasión,
y dos Chupa Chups.

martes, 12 de julio de 2011

Del título sin punto (y ahora con acento)


C'est l'amour qui est essentiel, le sexe n'est qu'un accident.
F. Pessoa.

Vocales vibran como dedos recordando el umbral del cielo. Un pronombre tiene la extensión del tacto que acaricia un sexo, mucho más allá del deseo. Tu nombre es un beso con sabor a toda la vida, un instante antes de la nada.
En el infierno anunciado seré lanzallamas de sangre literaria, y con letras cursivas escribiré un alarido, un alarido capaz de aterrorizar las quimeras. Los poemas escupirán el fuego con muecas de gárgola y elipses de versos llamas, yemas ardientes en el sueño de un ciprés.

Dejadme morir en silencio, las palabras me matan y olvidé el vino en un callejón sin luna.


lunes, 11 de julio de 2011

De la transparence



Dans l’aquarium le piranha fait un S.O.S.


Il y a des mots qui flottent entre deux bornes, ici et hier. Des mots qui semblent se dissoudre dans l’espace. Peut-être que ce ne sont que des signes échappés d’une réalité parallèle.
Mais il est arrivé quelque chose, entre ici et hier, car je suis différent.
Différent et transparent. Si transparent que je pourrais traverser les murs, comme l’ombre de ce qui n’a jamais existé.

Pas à pas je construis le silence de ta lumière.

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En el acuario la piraña lanza un S.O.S.


Hay unas palabras flotando entre dos límites, aquí y ayer. Palabras que parecen disolverse en el espacio. Tal vez sean signos escapados de una realidad paralela.
Sin embargo algo debió suceder, entre el aquí y el ayer, porque ahora soy diferente, diferente y transparente, tan transparente que podría atravesar las paredes, como la sombra de lo que nunca existió.

Paso a paso construyo el silencio de tu luz.

domingo, 10 de julio de 2011

Del ciclo



La angustia de la muerte es un lujo de ocioso.


Desde hoy soy poeta de semana,
y el séptimo día no voy a misa.

Lo más cansino es soportar
a los imbécilo-poetas.

Bien le bonjour de mon hamac.


sábado, 9 de julio de 2011

De la Rosa imposible

Le seul mystère c'est qu'il y ait des gens pour penser au mystère.
Fernando Pessoa

Esto es un poema
.
.
.
.
ebrio-transparente.

Dedicado a Rosa,
la culpa la tiene
un poético acotado.

Esto es un poema
ebrio-transparente,
transparente y ebrio
como un poema,
poema transparente
de un poeta ebrio,
ebrio tu mismo
poema encadenado
de un lacito rosa,
rosa como tu vulva
transparente,
de pétalos ebrios
y lectura imposible,
imposible aguardiente
de dos labios,
labios rosas Da-lí-ba-ba
en tus nalgas marineras,
¡Inverosímil Rosa!

viernes, 8 de julio de 2011

Del Triángulo de las Bermudas


On n’aime qu’une fois,
mais on peut faire
semblant de rien.



La poésie est un invraisemblable
écrit pour être lu,
demain
j’écrirai un ivre-semblable
de lecture impossible.

Dans le Triangle des Bermudes,
il y a un rêve qui sèche,
et sur la corde à linge
flotte un blasphème transparent.

J’ai voulu engrosser
un fantôme,
et j’ai vu naître un nombril
avec tête de poème.

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La poesía es un inverosímil
escrito para ser leído,
mañana
escribiré un ebrio-símil
de lectura imposible.

En el Triángulo de las Bermudas
hay un sueño secando,
sobre la cuerda de tender
ondea una blasfemia transparente.

Quería preñar
un fantasma,
y vi nacer un ombligo
con cabeza de poema.

jueves, 7 de julio de 2011

De la folie dans les couloirs


La sagesse du monde est folie devant Dieu.
Saint Paul. Epitre aux corinthiens

Il était une époque ou la folie
régnait
dans les yeux des hommes,
Rome
avait la crainte des légions,
et j’étais l’amant
d’une princesse d’Egypte,
en ce temps-là
on m’appelait César.

L’inconnue son désir m’avoue,
nous sommes au second
et je descends au troisième.
Il y a des jours ou l’on rencontre
l’impossible dans un ascenseur.

Quand le vent sonne creux,
le trait d’esprit
fait tourner les girouettes,
et il n’y a plus de colombe
en état de vol,
la dernière est au format
de puzzle.

Mais l’année prochaine
je serai un poète universel,
j’écrirai en serbo-croate
et en chinois cantonnais.
La nuit j’hurlerai
comme un animal
le secret de sa blessure.

Mais toi
tu seras un chien,
t'ecris déjà
comme l'esclave
sans chaîne
attaché à sa gamelle.
Dans les gares
il y a de la poesie
écrite
avec des lettres roses.

miércoles, 6 de julio de 2011

De la improvisación errática


(Improvisación del comentario )

La geografía también
sirve para hacer la guerra,
y la poesía para nada,
mas enciende estrellas
en los ojos noctámbulos,
el poeta escribe en equilibrio
desde la orilla de los sueños,
y de alto riesgo a veces muere
en la sangre del payaso.


(Improvisación del mimo)

Soy un mimo en equilibrio
en los sueños de agua bipolar
el artificio no tiene importancia,
yo tampoco la tengo
perdí a la ruleta de una disonancia.


(Improvisación de un recuerdo)

Ayer noche buscando tabaco
andaba cabizbajo en un verso,
de los altos llegó la música,
levanté los ojos al cielo
en el balcón la muchacha
cantaba una canción de Edith Piaf,
y un gato miraba por la ventana.


(Improvisando en paralelo)

Je suis un mime en équilibre
dans les songes,
j’ai perdu à la roulette
d’une dissonance,
et le mensonge n’est pas
une garantie de loyauté
pour celui qui l’annonce,
la poésie s’écrit
dans le sang
avec le détachant de l’oubli.
Je suis un mime en équilibre
sur un fil d’eau bipolaire,
et ça n’a pas d’importance.

(Improvisación del poeta macho)

En palabra hay que ser poeta
y en el sexo más vale pirata,
si eres pirata en verso
y versificas en el sexo
solo serás un payaso,
de la peña de poetas bobos
me pasó una vez y no dos.



martes, 5 de julio de 2011

Del zigzag


Zig es el zurdo de ojo y mano,
                               Zag el diestro de mano y ojo,
Zig
        Zag
                                     la hoja en blanco,
cada uno por su lado,

                    en el patio de locos desmayados,
un mono espectador
erige el túmulo céltico
más allá de tu meridiano,

la Gorgona nos mira
cantando la nana con dos serpientes
que saltan de sus ojos,

torrente de la gran chalupa
con raíz sumergida
en un clan de pasado imaginario

Zig
                              zag
dicen los doctores especialistas
en moraleja de supermercado,

ando bajo el lodo de los pasos
de no ser nadie y todo,
solo soy un zigzag,
un posible en lo que no puede ser.