lunes, 11 de octubre de 2010

Casi azul…


Al amanecer
del mundo y de los idiomas,
en la madre selva original,
bailaban vocales, libertinas.

En el vaivén de tus caderas
leo, en mas condensadas,
las notas de mis pensamientos.

Quisiera
de la lucha sangrienta escaparme,
y bajo la cálida luz de la lámpara,
en tu entrepierna refugiarme.

Y encontrar, en la cavidad
de la tierna evidencia,
parcelas de eternidad.

domingo, 10 de octubre de 2010

Il pleut, des becs à gaz.

Étant donnés : 1) La chute d’eau, 2) le gaz d’éclairage
Marcel Duchamp


Etant donné que le spectacle de la vie,
remplace ce qu’était directement vécu ;
Il ne se passe pas rien, quoique,
la mort réglera peut-être les surplus
dépouillés de signification.

A nous qui désirons au-delà de la mort,
le rêve devient socialement nécessaire,
mais on ne peut entendre celui qui écoute.
Il y a comme un grain de sable dans le nombril…

Je mange une crêpe
aux pommes cannelle,
flambée au Calvados,
le thé à la vanille est chaud,
et je l’aime au-delà du possible
et de l’impossible, d’une chute de reins…
Mais, ou sont les becs à gaz ?
D' ailleurs c'est toujours les autres qui meurent.

Il pleut dehors, à seaux.

sábado, 9 de octubre de 2010

Otoño.



Se alejan revoloteando
hojas, son sueños de arboles,
manchas de sangre volando.

Cerca del muro cementerio,
una llamada hacia la nada,
declama el ciprés solitario.

Sin embargo resistió a los inviernos blancos.

viernes, 8 de octubre de 2010

Automne




Automne tache de sang,
les rêves des feuilles
s’envolent dans le vent.

Près du mur cimetière,

un appel vers le néant,
lance le cyprès solitaire.

Il a pourtant survécu aux hivers de glace.

polvo de vida



Indeterminación del tiempo

en el ojo de una estrella

polvo de vida soy

jueves, 7 de octubre de 2010

Argonauta.




Poeta, tal vez embalsamado
en Vasos Canope, parece
argonauta en brazos de Circe.

Dibujando cuerpos en poemas
- instinto sublimado de Eros-
alimenta el cantar de las Sirenas.

En los valles desconocidos,
cata el sabor de sus menstruas,
días y noches olvidados.

Enlazando besos dementes,
hace brotar la eterna savia
del pubis de palabras errantes

Y en una lenta agonía,
ahogándose en sus entrañas,
cae exangüe en la orilla.

miércoles, 6 de octubre de 2010

Par ce que.


A Toi.
Par ce que, l’étang de tes yeux.



Par ce que, tu possèdes toutes les questions,
les réponses sont dans l’amour qu’il te porte ;
Et le ciel est moins pur que le fond de son cœur.


Par ce que, tu possèdes toutes les questions,
Regarde au fond de ses yeux, il y a un horizon,
tu y trouveras la force de toutes les audaces.


Par ce que, tu possèdes toutes les réponses,
regarde au fond de toi, tu trouveras son âme;
un ange bleu m’a dit qu’il l’avait déposée là.


Par ce que, le plus précieux des biens,
tu le possèdes, un amour immense,
et c’est la vie qui est en toi.

lunes, 4 de octubre de 2010

Chotis.



Si lo queréis así, seré carne desbocada o cambiante de tono,
como el cielo, y, si tal es vuestro deseo, seré tierno, irreprochablemente.
Dejando de ser hombre ¡seré nube en pantalón!
V. Maïakovski


Aquí me tienes chocheando,
que no es igual
que chupar chochos
charlando ,
en una chalupa del Retiro.

Chelo sin chubasquero,
contigo bailaría un chotis,
hasta el final de las noches,
guapa, aunque no chula.

Y da igual que no te gusten
los churros con chocolate,
te regalaré uno
de azúcar y deseo vestido,
chata.


Y en las yemas,
un temblor desbocado.


Con manos de alegría tus montes subiría,
explícito futuro, atalaya sería.
Al poeta dudoso, sexo loco valdría.
Es añejo debate ¿Será sabiduría?


Y decir que soy de Barcelona, madre mía, esto no es una Sardana.

domingo, 3 de octubre de 2010

Et tu m’aimeras.


Tu m’avais rempli bien au-delà de l’espérance.
Puis tu m’as fait prendre conscience du vide,
de la absolue solitude d'un amour sans bornes.
Et le monde est devenu absurde de ton absence
.
Mais qu’importe puisque tes yeux sont des étoiles,
qui brillent dans le ciel au rythme de tes poèmes
.


Mais ce soir, ce soir, mon amour,
j’a envie de te faire l’amour.


J’ai envie de te faire l’amour,
cette nuit, et toujours.
Je voudrais t'aimer comme jamais,
et encore, encore
m’enivrer de ton parfum,
dans ta voix qui caresse,
quand mes doigts s’immiscent,
en toi, et mélangés dans l’ombre,
ma bouche sur toi, sentir
ta peau frémir, tout contre moi.
J’ai envie des caresses profondes,
et gouter à la moiteur de ton corps
dans le baiser du plus intime,
te faire l’amour, tendrement.
Des mes mains enlacer tes chevilles
faisant un bracelet de mes doigt
et lentement écarter tes jambes
et mes lèvres gouter la sève promise.
Alors , mon amour, étendue,
lentement tu t’ouvriras,
le sexe offert vers le mien.
Et tu m’aimeras.

Homenaje a Felix Nussbaum.

Felka Platek, esposa de Felix (Bruselas entre 1940 y 44)



Felix Nussbaum.
Pintor alemán 1904 Osnabruck (Alemania) – Agosto 1944 Auschwitz.
Admirador de Van Gogh, se le reconoce como heredero de la Nueva Objetividad alemana; Diversas influencias como De Chirico, J. Ensor, cubismo, surrealismo.
A partir de 1940 vivirá escondido en Bruselas y continuara la pintura de manera clandestina. Finalmente arrestados, él y su esposa, en julio 1944, morirán en agosto 44 Auschwitz.

Su testamento:
Si muero, no permitan que mis pinturas mueran; enseñadlas a los hombres.

Su pintura es testimonio de resistencia, de humanidad en la locura del mundo.
No hay nada más que decir, solo enseñarla.

Auto-retrato con pasaporte judio.

Los esqueletos bailan.
Los angeles del terror aplastan
los ultimos vestigios de la civilizacion.



Campo

sábado, 2 de octubre de 2010

Sur le pont d'Avignon.




Sentado en el puente de Aviñón,
tal extraño animal de Tchekhov,
recordaba aquel amor de antaño,
consumido en orillas del Verdón.

No sabe por qué
pensó en el lapsus de Rachida:
“Observo que algunos piden una tasa
de rentabilidad del 20%,
no obstante una felación cuasi nula”.

¿Nos desvelaría, Rachida, los misterios de la economía?

Publicidad de egos mundanos,
no hay duda,
los ectoplasmas atléticos
saben las palabras claves.

En escritos del sabio Sodoma de Dípteros,
buscaran definitivas respuestas,
desconocidas de los helenistas ilustrados.

Una ausencia sin duda preferiría,
bemol en la mediocre melodía.
¿Si se pensara poeta, podría pensar en poesía?

Sur le pont d’Avignon, on y danse, on y danse…

Tu vas rire, mais je suis vraiment un animal étrange:
je t’aime.

viernes, 1 de octubre de 2010

Beatitudes.



Dado que la disminución del tamaño de la espuma
es exponencial, sea cual sea la clase de cerveza.

Dado que el anagrama es una unidad -hoy inusitada-

destinada a medir la beatitud postprandial
de los enanos de jardín.

Visto que todo condicional contra-factual

es necesariamente verdadero,
dado que las primicias son falsas.

¿Qué pasaría en caso de ser verídicas las primicias?

jueves, 30 de septiembre de 2010

Mester de amor y semáforos ¿Otra cosa?

Latas de conservas. Lisboa.
Nada que ver, pero me gusta.


El atasco es la experiencia
existencial
de la sociedad del automóvil,
porque a veces olvidamos
un dato esencial,
la universalidad lingüística
del sexo.

La erotización de los pasos
peatonales
será la condición del futuro,
y los semáforos serán
asambleas de usuarios,
por supuesto en aficionados.
Es así, cada genio polivalente
necesita su bailarina.

Es naturaleza de los puertos
prometer noches improbables.
En los ojos marineros
leeremos la leve inquietud,
de ver los deseos cumplidos.

Venus en el cielo de Paris,
y tu imagen en mis ojos.
Los factores algébricos
finalmente serán decisivos.

Mester de amor cortés,
nunca pronuncié tu nombre.
¿Y si fuera eso perder su vida?
Decidirse demasiado tarde…

¿Existe un copyright para el amor?

miércoles, 29 de septiembre de 2010

Lettres à un ami philosophe.


Mon ami,


Je viens de finir le joli conte amoureux avec lequel tu régales nos sens. Merci.
Cependant, je te ferai le reproche de nous avoir laissé sur notre faim, dans une fin indéfinissable ; dont-on n’est même pas sur que ce soit une fin. Jolie pirouette que renvoyer le lecteur à ses propres fantasmes. Et c’est bien une plaisanterie de philosophe, que de répondre à une question par un doute…

Tu permettras que je te fasse quelques remarques « philosophiques ».

Tu sais bien qu’il y a une impossibilité à dire, à dire toute la vérité. C’est pourquoi, et peut-être, les mots sont vrais et tiennent au réel, et le silence, qui parle, une fiction… Il ne peut y avoir, par conséquence et dans l’écrit, que l’exposition des images, de soi. Et ceci nonobstant la sincérité de celui qui écrit.
Mais, il y a une chose à propos de laquelle tu as parfaitement raison : in fine, les actes parlent, eux.

A l’instar des amours auxquels s’adonnent les manants ingénus, dans les amours des philosophes, il faut être deux pour faire un Amour ; Un (le Désir) se divise toujours en Deux (l’Amour).
C’est pourquoi, l’unité –totalisante- est une illusion, dans laquelle les amants ne peuvent que s’ignorer, réellement et mutuellement.
Ce qui n’empêche point la fusion des corps et/ou l’illusion de l’unité, nous savons si bien nous mentir à nous-mêmes… Mais, c’est une tout autre histoire, ou il est davantage question de Soi que de l’Autre ; dans l’indétermination indifférenciée…

L’Amour véritable, ne peut naître que dans la tension dialectique, dans l’impossible identité des désirs ; dans la fracture qui situe l’Autre dans son Altérité, et la reconnait irréductible. C’est dans cette distance, qui fait sens et temps, que se construit l’Amour.

Si trop identique à moi, comment pourrais-je te reconnaître comme mon étoile?

Et pourtant, presque paradoxalement, quand on le rencontre pour la première fois, Son Amour, l’Amour véritable, on le reconnait immédiatement et les mots viennent naturellement : Où étais-tu ? Pourquoi as-tu tardé autant… ? Des mots qui semblent être-là depuis toujours, en attente d’être prononcés. Des mots sans beaucoup de sens, si l’on réfléchit bien. Mais dits comme jamais ils n’avaient été dits, ils prennent leur envol et laissent une trace dans le ciel…
Après cela, plus rien n’est comme avant, pour le bonheur ou pour le malheur…

Amitiés philosophiques.

domingo, 26 de septiembre de 2010

Pic à glace.

Berdaguer


L’amour est un pic à glace
qui s’enfonce dans mon cœur,
riant de cette peur qui me glace.

Je n’ai presque plus de mots,
petite princesse,
ni silences pour cacher les maux.
Un long cri, seul, à briser les cristaux.

Trempé au désir affuté,
pic à glace,
c’est au cœur que je l’attaque,
cette peur qui nous glace.

sábado, 25 de septiembre de 2010

Bocabajo vuelan los pájaros



Poeticémonos los unos a los otros…

Recito mudo, desnudando el cuerpo ofrecido,
perfumado de Chanel y en las esquinas besos
que desvelan, en el desorden enamorado,
interiores rosa de seda negra vestidos.

El saxo barítono despierta los fantasmas,
siluetas arrancadas a noches azuladas.
Ingenuo, había imaginado sobrevivir,
en tus brazos, a dos o tres noches estrelladas.

Parpadean ligeros neones mensajeros,
ilusas llaves de tus candados clandestinos.
Y es que, amor, desde aquel día que te conocí,
locos-alegres, bocabajo vuelan los pájaros.

Worrisome Heart…

jueves, 23 de septiembre de 2010

Camino distraído.



Cómo leerte, amor, sin la ebriedad del deseo,
la noche, al ritmo alegre de tu cuerpo soñado.
En poesía, es la piel regalo disfrazado,
flores en andanzas de un camino distraído
por este silencio, sutilmente enamorado.


Y es que, amor, olvidarte no puedo.

Mon amour.

F. Fontenoy.



Musique des mots que donnerait la lyre,
silences qui parlent, amour qui rêve.
Poésie donnée, ta peau est cadeau.
Sans sentir l’ivresse je ne peux te lire
la nuit, au rythme allègre de ton corps,

mon amour.

miércoles, 22 de septiembre de 2010

Revolución imaginaria.


Detalle de la decoración, Café restaurant Hotel du Nord.
Canal Saint Martin, Quai Jemmapes, Paris



Integral de los equívocos,
su propia crítica asumiendo,
traducible lo es todo,
los intraducibles incluidos, sobre todo.

Pasiva disposición hacia el sufrimiento,
la sensibilidad del futuro será un arma;
en fuerza transformado, el sufrimiento;
y esto se llamara: los dolores del parto.

Más allá del universo indiferenciado,
abiertas las líneas de ruptura,
el elemento tiempo desaparecerá
ahogado en el elemento sentido.

Ruinando el antiguo modo
de estar y ser en el mundo,
lo cual cambiará, diferentes cosas.

Qué es lo qué debe ser,
para que algo pueda ser
lo que (nos) sucede…

martes, 21 de septiembre de 2010

Encuentro II



Hablas y te escucho, sin decir nada,
pero no es un silencio,
es el deseo que anuda la garganta.
Te ofreces, te niegas…

Hago memoria de tus palabras,
memoria de tu cuerpo,
memoria de tu voz,
memoria de tu pelo,
memoria de tus ojos,
memoria de tu perfume,
memoria de un furtivo beso…

Entre los brazos,

encajan los cuerpos,
como en un sueño…
Quisiera acariciarte,
justo ahí, entre tus senos,
tocarte, antes de tu desaparición…

¿Es posible amar hasta este punto?

lunes, 20 de septiembre de 2010

Rencontre II


Tu parles, je t'écoute et ne dis rien.
Mais ce n’est pas un silence,
c’est le désir qui noue la gorge.

Tu te donnes, tu te nies…
Toute à l’heure ton corps
collait au mien, si bien...

Je fais mémoire des mots,
mémoire de ton corps,
mémoire de ta voix,
mémoire de tes yeux,
mémoire de tes cheveux,
mémoire de ton parfum,
mémoire d’un baiser furtif…

Te caresser, juste là, entre tes seins.
Te toucher, avant que tu disparaisses.

Est-il possible d’aimer à ce point?

Confort de los extraños.




Peregrinos del apocalipsis; pequeña galaxia,
entre miles y extrañas galaxias, naufragada.
El Universo ya tiene fecha.

Vértigo de la brutal deslocalización,
en su tobogán, el tiempo ya no es.
Entre Ser y Nada, aclimatación moderada.

Íntimos en el tiempo de un nanosegundo,
los depresivos lloran el confort de los extraños.
Podríamos resistir con rebelde lentitud…

domingo, 19 de septiembre de 2010

Vía del arco.


La flecha apuntaba hacia el corazón del arquero.

Negro presagio
Un cadáver sonriendo
Recién nacido

jueves, 16 de septiembre de 2010

Mujer



¡O tú! Que respiro
Ojos como tormenta de verano
Mas profundos que un lago
Entraste mas allá de la piel
Entraste en mí con tus palabras
Escribe...
Sé tú misma, conmigo sobre todo…
....
Mujer, te quiero…. Arco en bandera
Brindando tus cuerdas con notas de guitarra
De tus uñas sangrando, espalda en alegría
Violín entre tus piernas
Muero en el ruedo, hendido por tu encanto
...
Mujer, te quiero….
Tú… Tú y tus palabras
Cuando brindaras la pluma
Te esperaré cerca
En los labios de tus caderas.

martes, 14 de septiembre de 2010

Orificio de realidad

En las orillas del sueño,

existen orificios de realidad,

y se escapan los ensueños

despertándose deseos.


Palabras sin peso, livianas

mariposas nocturnas,

que mueren en el alba.


Copa de vino y baila marinero.


sábado, 11 de septiembre de 2010

Desmemoria


Fueron

palabras inesperadas

y lunas compartidas.

Imposibles viajes

soñados,

versos de ausencias

llorados,

y del carmín de tus labios

dos besos robados.

Noches de promesas,

y un adiós

en forma de te quiero.

Y el silencio

de una tierra de posibles

de dolor sembrada.


Y si, el nombre importa.

sábado, 4 de septiembre de 2010

Divagando…



Parecería que la realidad no habla y no obstante el hombre habla.
¿Es decir qué no es capaz de decir?
Sea cual sea, mejor no confundir profundidad y turgencia del deseo. Porque es frecuente que los poetas, concentrándose en las sutilidades del lenguaje, olviden el mundo…

Así, la Nada puede mudarse en realidad, la realidad volcarse en la Nada, y la verdad no ser nada más que un espejismo…
Tal vez por eso dicen que, cuando el leñador del bosque obscuro quiere hacerse marinero, levando el ancla, el navío hace agua.
En fin no cuenten conmigo, si se trata de vivir en un mundo razonable.
Como diría mi amigo Gibbs, que no obstante el nombre es francés y gallego: “Friends are good on the day of battle”…

Musica

martes, 31 de agosto de 2010

Sniper.




Unas mujeres
transportan bultos
que parecen inmensos.

Pasan miradas cargadas
de dolor o miedo
tal vez de odio.

No lo sé muy bien

Dentro de esta devastación,
en medio de los escombros
inmensidad de una sonrisa.
Un niño que pasa.

Imágenes que desfilan
en el retículo del arma.
Planos secuencia
de una guerra absurda
que ni siquiera es la nuestra.

Más tarde, más tarde
llegara el miedo.

Pero como negar la belleza
cuando se extiende la noche
sobre los perfumes de Oriente

Enlazadas en el canto del muecín,
acarician las burbujas del viento,

decenas de palomas.

sábado, 28 de agosto de 2010

Norte del circulo.



Imagina, la mirada en pasado
El rítmico sonido del acero
Entre las negras rocas, estirado
Tal vez fue de Orfeo, faro y barquero.

Escondido el cristal del firmamento
Frio oleaje del océano, inmenso
Una antigua niebla invadía el puerto
En última y macabra danza, inmerso.

Soñábamos con pieles de canela
Columpios en sabanas de batalla
Olvidando los muertos en los diques.

Servidores de Hades y marineros
Recuerdos de prostíbulo en los ojos
Guerreros sin futuro, solo eso éramos.

Quemábamos nosotros
sin remedio, pero vosotros nunca
conoceréis, vosotros
aquí, aquellos momentos
en el Norte del círculo, nunca…


Ambiente...

martes, 24 de agosto de 2010

Pluma amarilla.




Era una noche verano en un bar de barrio pero con un moderno wiffi. Un estudiante jugaba con su pc en la barra del bar y yo, sentado en una mesa, escuchaba Claude Nougaro recitar la historia de la “Pluma de ángel”, trata de un señor a quien un ángel despierta para regalarle una pluma y le dice: si consigues convencer a una sola persona de que esta pluma pertenece a un ángel, el mundo cambiará; a mejor supondremos....

Aventura tras aventura, la esposa despierta en pleno sueño erótico para decirle que necesita vacaciones. Finalmente llega un comisario y le arresta por permanecer delante de un parvulario –en su candidez llegó a pensar que sólo un niño podía creerle- el buen hombre acaba, como era de esperar, en el manicomio.

El caso es que al terminar la historia de la pluma, entablamos, el estudiante y yo, una apasionante discusión sobre el porvenir del planeta y en particular sobre la gestión del riesgo en el nuclear objeto de su tesis. Le acompañé hasta la puerta para fumar un cigarrillo cuando él marchaba para dormir.

Y entonces, allí en la acera, delante de la puerta del bar, veo una pluma amarrilla.
La recojo, miro al estudiante y le digo:
- ¿Ves esta pluma? Pues es una pluma de ángel.
Por supuesto su reacción fue decirme sonriendo:
- Está usted bromeando, debe ser una pluma caída de un disfraz.
No, le dije, créeme; es una pluma de ángel. Si me crees y la coges de mi mano, el mundo cambiará. Cógela e intenta cambiar el mundo, le apremié tendiéndole la pluma. Me miró fijamente y con exagerada lentitud extendió su mano. Guardó la pluma en su puño cerrado y, sin decir ni una sola palabra, dio media vuelta adentrándose en la noche de farolas... Un verano de Normandía.
Tal vez el mundo cambie.

domingo, 22 de agosto de 2010

Luz





No sabía decirlas, no podía;
porque jamás las pronunciará antes,
juntas así.

Con voz rota ella pide:
¡oh tú, por caridad ayúdame
a decirte que... Palabras.
Juan Agustín Goytisolo
(Palabras nunca dichas)


Asombro cuando la nada llama a la puerta.
Esa nada que no es nada más que el espejo
del encierro consigo mismo,
y la soledad, ausencia del tiempo


Tal vez la salvación reside en la disonancia
entre el sujeto y el ser.
Tal vez es en esa grieta que apercibimos la luz,
el posible y el presente, el Otro que es tiempo.



Una aurora azul
Profundidad de tus ojos
Tal vez una luz
En el teatro de sombras


sábado, 21 de agosto de 2010

Homenaje a Benjamín Fondane




Porque los tiempos en los que vivimos son tiempos que gritan la necesidad de la resistencia; hoy empiezo una serie de homenajes a poetas y escritores resistentes. No siempre estaré de acuerdo con la totalidad o con algunas de sus opciones, pero lo importante aquí es subrayar, poner en luz, que siempre podemos escoger entre colaborar o resistir a la barbaría, aun al precio de nuestra vida. Arriesgarla, es el precio de la autenticidad, tal vez.

No siempre es fácil vislumbrar las líneas de fuerza de la historia que se desarrolla en nuestro presente, ante nuestros ojos, por esta razón espero que algunos ejemplos de actos y vida, escritos, nos sirvan para guiarnos en el dédalo de nuestra contradictoria humanidad.
Humildemente, para que triunfe la vida, por fin.

Hoy empezaremos por Benjamín Fondane, poeta y filósofo franco-rumano.
Benjamín murió el 2 o 3 de octubre de 1944 en Auschwitz-Birkenau, tenia 46 años.
“Las pruebas dadas por los poetas son sencillamente que la vida, que la muerte, que el sufrimiento y la miseria, el amor, la ira, el aburrimiento, la lasitud, el sacrificio, la soledad, lo desconocido, el misterio, la fatalidad, la suerte, la libertad existen” (Benjamín Fondane).


« Un jour viendra, c'est sûr, de la soif, apaisée,
nous serons au-delà du souvenir, la mort aura
parachevé les travaux de la haine,
je serais un bouquet d'orties sous vos pieds,
alors, eh bien, sachez que j'avais un visage
comme vous. Une bouche qui priait comme vous ».
"Préface en prose", L'Exode, in Le mal des fantômes, Verdier Poche, 2006.


Podéis encontrar esta obra “El mal de los fantasmas” (en español) en esta dirección.
Y una reseña muy completa en esta otra dirección.

Si hizo filosofo para “defender” su poesía, afilándola con el cuchillo tajante de la lucidez y de la presciencia de los horrores que amenazaban. Y siempre su poesía será rebelión y i-resignada. Choca en contra de la finitud humana, que niega. Migrante, no busca ninguna Ítaca ilusoria y si el encuentro de los humanos de cada país. Quería ser el testigo de la realidad del poeta y quien mide la Alteridad.

Mientras unos pavoneaban en los estrados del poder, otros morían por ideales o por lo que eran y:
“El espacio de un instante olvidaban quien eran y donde estaban” (Primo Levi)
In memoriam

viernes, 20 de agosto de 2010

Rencontre.



Mon regard attiré
par la vallée dévoilée
entre tes seins,
collines insolentes
à l'avant de ton corps.

Ma pensée à l’abandon
d’un temps primordial
sans souci.

Image de mes doigts
parcourant ton corps
d’une onde
qui me fait trembler.

Il doit faire si chaud,
entre tes cuisses…

Veux-tu sentir mon sexe?
Le faire frémir de ta langue,
l’épouser
lui faire toi-même l’amour.

Cuisses ouvertes,
on ne pourra rompre le lien
qui nous unit,
maculés de jouissance...

Un pie en el tiempo, otro en las nubes…




Je contemple la terre ainsi qu'une ombre errante
Le soleil des vivants n'échauffe plus les morts. Lamartine.

Un mar de nubes, allí,
en montañas de África
o tal vez de ninguna parte ;
Como islas de un archipiélago imaginario
agudos picos surgen de la guata inmaculada.
Sentados, frente al sol naciente
contemplamos el panorama que nos rodea.
Un escarabajo camina entre mis pies,
haciendo esfuerzos desmesurados
escalando los guijarros de su camino.
¿Cómo puede vivir en este universo mineral?
Los heridos se quejan, casi silenciosamente…
Nadie habla, solo el perfume de los cigarrillos
en aire puro de la mañana.
Sentimiento de paz absoluta.
Súbitamente, oímos el rotor del helicóptero
que viene a buscarnos. Polvo. Órdenes.
Embarcamos como autómatas, sin una palabra.
Desde la puerta del aparato
vemos alejarse el séptimo valle,
con la certeza de que no hay nada
más allá de la vida.
Teníamos veinte años y tú quedaste allí.
En aquella tierra, tal vez de ninguna parte.

La belleza está en la mirada del hombre,
el mismo tiempo puede ser muerte o poesía

domingo, 15 de agosto de 2010

Rouge et Noir

Bruno Dayan


Cuando tu mirada se hunde en mi mirada,
hasta tocar, en mi ser más profundo,
el alma entre tus manos.

Quisiera colocar mi cabeza en tu hombro,
y cerrar los ojos, imaginando
que nos pertenece el tiempo.

Y encerrar la memoria,
ahí, en el hueco del cuello;
Huyendo a jamás
entre la dulzura de tu piel
y la caricia del color dorado,
vertiginoso, luminoso….

Me abandono
-confesión absoluta-
al cuerpo que me ofrece
el insomnio y el tiempo.
Alma delirante y perdida.

Aquí están nuestras manos,
sangre entremezclada,
bocas palpitantes,
entre los brazos un universo
por fin disuelto.

El aire irradiante, grita, embriagado del abismo.

jueves, 5 de agosto de 2010

Elipses

Memorias de una geisha

俳句

Deseo y mesa
Mancha de tinta azul
Verde tu nombre

Luces y lunas
Campanada de estrellas
Negro sostén

Nocturno y cama
Parpadean dos sílabas
Piel extendida

短歌

Nota e idioma
Vaivén de tus caderas
Alba del mundo
Vocales silenciosas
Elipses de infinito
-

Lumière

Stephan de Lay

Une aube bleue
Profondeur de tes yeux
L’eau se brise
Parfois une lumière
Au théâtre d'ombres



Tragique désespoir de l’existence.
On est saisi de stupeur quand le néant frappe à la porte.
Mais ce néant ce n'est que le miroir de l'enfermement
de soi avec soi, et la solitude n'est qu'absence du temps.

Le salut réside dans la dissonance entre le sujet et l'être.
C'est dans cette faille que l'on peut percevoir la lumière,
le possible et le présent, l'Autre qui est temps.
Espérance, au-delà d’être…

lunes, 19 de julio de 2010

Cadáveres exquisitos


"Ya se alzan deslazadas las columnas que nada soportan"
RM Rilke


Corazón a altura de humanidad,
a los pies las cadenas del ser
extranjeros a nosotros mismos,
la alteridad ofrece el camino del futuro.

Brillantez de lágrimas,
en la desesperanza de estrellas,
cuando las palabras,
más que el silencio,
hieren en lo más íntimo
- distancia infranqueable-
los cadáveres exquisitos
en las catacumbas
del Convento de los Capuchinos.

Aboliéndose en la estética
el poeta abre el campo de los posibles.

Cadavres exquis


"Ya se alzan deslazadas las columnas que nada soportan"
RM Rilke

Cœur á hauteur d’humanité,
aux pieds les fers de l'être
étrangers à nous-mêmes,
l´altérité offre le chemin du futur.

Brillance des larmes
dans le désespoir des étoiles,
quand les mots,
plus que les silences,
blessent au plus intime,
distance infranchissable,
les cadavres exquis
dans les catacombes
du couvent des capucins.

En s'abolissant dans l'esthétique
le poète ouvre le champ des possibles.

martes, 13 de julio de 2010

A quien no nombro…


…y está en todas mis vocales.


Desde la perspectiva, abierta
escarlata, frágil flor de fuego
que se deja deshojar
antro, turbio
doble centro
del monte bordado
en extremidades
ligeras, a veces insistentes
husmear tus aromas
y de pronto
penetrar, dulzura de llama
libera tus gritos
tus susurros, maravillada
en la erección
de la tempestad, guiada
araña mis tímpanos
tatuando en mi piel
las vocales trituradas
lengua de fuego
poema improvisado
merodeadora incandescente
hornacina del tiempo
y loca
libérame, enajenado…

martes, 6 de julio de 2010

Fado.


Lejano silencio,
sombra que es asombro,
buscando paso a paso
el lleno que es vacío.

Vocal ofrecida
en el pliegue de un suspiro,
sintaxis de un rascacielos
en el azul del cielo.

Eje del enigma
disfrazado de poesía,
pacto inevitable
en las intermitencias de la vida.

Hilo aventurero,
vieja luna de un verso,
más allá del tiempo
y la metamorfosis.

Será resonancia de tu voz
en el ritmo de mi cuerpo.

martes, 29 de junio de 2010

Porque la quería…

Paul-Armand Guette
Le pubis de Sophie ou l’hésitation du regard, 1992



Soñaba un mundo tal como podría ser…

La quería y dibujaba su piel en las vocales,
escribía lagrimas de ausencia,
se ofrecía tímido y desnudo
hasta ahogarse en el azul de sus pupilas
y sus ojos brillaban como los de un niño
mirando el mundo más allá de las apariencias.

Porque a veces la vida
puede ser como una novela,
cuando florece la frase
que reinventa otra existencia

Fue luz en el roce de su piel
como si la ciudad del sur
-reconociendo lo que buscaba-
realizara de manera instantánea,
la posibilidad de danzar en la locura deseada.

Y empapado de su voz
supo que era el final de todos los caminos.

Las palabras se besaron,
cuerpos cada segundo más sinceros
ante el milagro de ser escuchados
y evitar el silencio sin regreso.

La quiere más que su vida, más allá del deseo.

No hay nada más que decir,
nada mas que hacer,
solo le queda renunciar a sí mismo
y volver a nacer
bailando en esa verdad que todo ilumina
y que es amor y es encuentro.


Así murió un poeta en el rubor de un beso.

sábado, 12 de junio de 2010

Vacaciones


Quiero pediros disculpas por mi ausencia de comentarios y visitas estos últimos días, creo que necesito descansar y tomarme unas buenas vacaciones. Me voy a pasar unos días a la orilla del mar que me vio nacer. Lleno del azul del Mediterráneo volveré, espero, cargado de poesía y aliento.

Antes de marchar quisiera deciros una cosita.

No dejéis nunca que los conceptos y las teorías de la experiencia reduzcan y deformen la variabilidad infinita, la imprevisibilidad, lo inesperado de vuestra propia experiencia.

Dentro del no que exprime la resistencia a la barbaridad y a la crueldad del mundo, existe un sí. El sí de la poesía. La poesía del amor y de la fiesta, la poesía del juego y de la exaltación, la poesía indisciplinada e irreductible al dogmatismo de los doctores que es castración.

Y basta ya, que me voy de vacaciones :-)

Hasta pronto amigos, besos y abrazos.

jueves, 3 de junio de 2010

Entre dos aguas o tal vez no...



Hay días grises de ceniza
y la lluvia llora lágrimas hacia adentro.

Hay días de bares con guitarra
y las copas de vino saben a tu cuerpo.

Hay días de ahorcados
y en cada árbol se estrangula un anhelo.

Hay días de miedos
y no hallo palabras para hilvanar el sueño.

Hay días de recuerdos
y sólo aparecen silencios en el espejo.

Hay días en que sé que te quiero
y entonces ya no tiene importancia el tiempo.

Hay días en que la muerte es un hasta luego
sin estar seguro de creer en la verdad del silencio;
a pesar de la fragancia que tienen tus besos.


domingo, 30 de mayo de 2010

El secreto de tu falda


Il n'est jamais trop tard pour sonder l'inconnu,
Il n'est jamais trop tard pour aller au-delà.

Gabriele d’Annunzio


Pintar un techo,
y no hacer nada
un domingo por la mañana.

Ir a comprar al mercado,
y leer o escribir
hasta la madrugada.

Cocinar juntos,
y beber vino
haciendo el amor en la bañera.

Invitar a los amigos,
y salir corriendo
para estar solos.

Iniciar un viaje hacia Venecia,
y parar de urgencia
en el hotel de la esquina.


Mirarte dormir,
y despertarte para decirte :
te quiero.

Alquilar dos bicicletas,
y no usarlas
quemando la cama.

Bailar bajo la luna,
y buscar en tus labios
la funda del alma.

Escribir el último poema,
y bajo una lluvia de estrellas
conocer el secreto de tu falda.

lunes, 24 de mayo de 2010

Nota de jazz



Navegando,
una estrellada noche de verano
a estribor bailaban las luces de una flota pesquera.
Todos escuchamos el canto de una sirena;
era tu voz y la escuché por vez primera.

Descansando,
arriba de una montaña, mientras
se encendían las primeras estrellas
y el sol enrojecía con sus últimos rayos el paisaje;
sentí el calor de tu cuerpo que me convocaba al sueño.


Otra noche, ruta hacia el cabo de Creus,
entre olas y susurros de viento
mientras escribía rumbos y velocidades,
levanté la cabeza cerca del timón;
y tus ojos alumbraron de azul la noche.

No recuerdo cuantas veces me acarició tu perfume.

Una vez, pensando en un poema
que hubiese podido empezar así:
Cuando pronuncio tu nombre,
es como una nota de jazz,
que libre se escapa y me atrapa…
En ese momento brotaron desde un café
las primeras notas de My Favorite Things.
Me senté en la terraza, admirando el atardecer
y los ladrillos rosados de la Catedral Saint Etienne,
y escuchando la música de Coltrane ;
el vino tenía el inverosímil sabor de tus labios.

Adiviné tu perfume
un instante antes de que tus cabellos
rozaran mi mejilla
y cuando tus labios besaron los míos
admiré la luna abrazando la tierra.

Es por eso que cuando te vi por vez primera,
te reconocí inmediatamente; translúcida y verdadera.

viernes, 14 de mayo de 2010

Viaje a Raron.


La luna se desliza en el alba
bailando palabras que rompen
como las olas desplegadas
contra el muro de esa terraza
que vive para mirar el mar.
Brazos rodeando las piernas,
el mentón sobre las rodillas,
llegan los ruidos de la mañana
al café de las dulces madrugadas.
Pronto iniciaremos un largo viaje
-ella no lo sabe todavía-
un viaje dibujado en las curvas
cuando el sol pinta sombras
que se alargan en las fachadas
y los grillos cantan casi nanas.
Subiré por las calles empinadas,
abriré su puerta
y mirándola a los ojos,
tan profundos como claros,
le diré : - ¡ven, nos vamos!
Su mano en mi mano,
muy ligeros de equipaje; un libro
y un cuaderno de escritura.
Haremos un viaje sin etapas
las únicas paradas serán deseos
desafiando al tiempo y a la muerte.
Visitaremos a Rilke
cerca de la antigua iglesia de Raron
le dejaremos en ofrenda una promesa,
un poema azul y un pétalo frambuesa.
Después será inútil fingir los sueños
en la constelación de astros muertos,
será inútil despertar,
porque comprenderemos lo que no se ve.
Ella no lo sabe todavía.