jueves, 13 de mayo de 2010

Voyage à Rarogne


La lune glisse dans l’aube qui se profile,
ballotée par des mots qui s’entrechoquent
comme des vagues
sur le muret de cette terrasse
donnant sur la mer.
Les bras entourant les jambes,
menton sur les genoux,
j’entends derrière moi les bruits du matin,
le café qui ne va pas tarder à ouvrir.
Toute à l’heure, elle ne le sait pas encore,
nous partirons vers un voyage en zig zag.
Un voyage tout en courbes,
à l’heure ou le soleil fait de l’ombre aux façades
et les grillons chantent dans les pinèdes
bordées de maisons blanches.
Je traverserai les rues de cette ville en pente,
ouvrant sa porte et regardant ses yeux, si clairs,
je lui dirai : viens, nous partons.
Main dans la main nous marcherons,
avec pour seuls bagages un livre
et un cahier d’écriture.
Ce sera un voyage sans étapes,
les seuls arrêts seront ceux des désirs
défiant le temps et la mort.
Nous irons voir Rilke,
tout à coté de la vielle église du Valais,
et nous lui offrirons une promesse,
un pur poème en forme de rose.
Dès lors il sera inutile de faire semblant de rêver,
dans une constellation d’étoiles mortes ;
Il sera inutile de se réveiller,
par ce que nous verrons, ce qui ne se voit pas.

lunes, 10 de mayo de 2010

Plegaria



Dios mío,
nunca te pedí nada
ni honores, ni gloria.
Me conformé con los restos
lo que nadie quería
el sudor
y el grito de los heridos.
Solo quise
el coraje en la batalla.

Hoy Dios mío te pido
unos días a su lado
Te pido unas horas,
casi nada.
La esperé tanto tiempo,
tanto tiempo…
Dios mío dame une noche
una sola noche con Ella.

Después podrá llegar la muerte.

sábado, 8 de mayo de 2010

El escote de la sombra



Brillan soles parlanchines
Son palabras inagotables
En el escote de la sombra

Furioso juego de claro oscuro
En el lindel del significado
Mancha de tinta sobre un azul
Tal vez el azul del cielo

Podría ser que los recodos
De las sabanas-escritura
Nieguen el cuerpo inundado
Dulce llave de lo maravilloso

Entonces dime, sin decírmelo
¿Cuál es la fiebre de la espera?
¿Cuál es la suspensión del instante?

martes, 4 de mayo de 2010

¿Si mañana es sangre?


Je suis une image en pierre.
Seikilos m'a placé ici,
où je me trouve pour toujours,
symbole d'un souvenir éternel.




Dice la canción,
que la perla perdida,
en la orilla del mar
no se puede encontrar…

Buceando el frágil instante
-espacio entre el deseo
y el miedo de sí mismo-
la mirada enamorada,
desvela seres de luz
recónditos en el alma.

A veces, cuando pienso
que de su pérdida quedé ciego,
se abre viva la llaga de oro,
y me llena en la ausencia,
en lo más profundo, presente.

El Sol quiere vencer a la Luna;
Del campo de batalla,
nace una leve caricia
cargada de poesía.

Suave calor que me desgarra,
pensando su nombre, y tiembla,
cuando quiero besar su alma,
sacrificio pagano, hasta la locura.

Despertando del sueño,
el carmín de sus labios
en mi pecho
escribe su esencia.

El Amor no es ciego y la poesía es su futuro.
¿Y qué importa si mañana es sangre?

jueves, 29 de abril de 2010

Magníficat


« La courbe de tes yeux a fait le tour de mon cœur » (P. Eluard)

No sólo te miro con ojos de domingo;
Te miro con los ojos de cada día.
Ojos que te sueñan en el alba,
y otros que te admiran durmiendo

Los hay también de risa y llanto;
Y esos que te miran escribiendo;
Como los ojos del deseo,
que te beben desnuda o vestida.

Son ojos que dicen silencios,
y enmudecen alegres ;
Cuando susurras: calla, calla….
Acariciando tus dedos mi boca.

En ese silencio, cuando te miro;
Magníficat de tres voces;
Dos almas y un inaudible futuro.

miércoles, 28 de abril de 2010

Les jours de Lisa.



Ce samedi d'un long WE de mai, fut une drôle de journée.
L’après-midi, sous le préau d’une Eglise, je suis tombé par hasard sur la répétition publique d’une chorale.
On pouvait s’assoir au milieu des choristes pour écouter. C’était magique d’assister ainsi, à la répétition du requiem de Brahms.
Le soir, j’étais invité à l’anniversaire d’un des « petits commerçants » du quartier.
Cela se passait dans un lieu improbable, dont je ne me souviens plus le nom.
Nous partîmes dans un convoi de Mercedes et à l’arrivée il y avait d’autres Mercedes, BMW, Audi… Crise disiez-vous… ?
Rien de particulier à dire sur cette soirée, médiocre il faut bien l’avouer.
La sœur de la patronne des lieux, avait un fessier dansant et m’a chanté « besoin de rien, envie de toi ».
Nous avons fumé une cigarette dehors, assis sur les marches, sa cuisse contre la mienne. En souriant, nous avons trinqué avec nos cigarettes. C’était drôle mais sans avenir…
La soirée s’est prolongée dans un lieu nommé « La Bohème ». Avec un nom pareil, je craignais le pire. Mais non. Nous avons descendu une bouteille de gin et fait la fermeture.
J’ai fini la nuit avec le boulanger dans sa boulangerie à manger des sandwichs au thon mayonnaise et boire de la bière.
Nous étions aussi ivres l’un que l’autre, je crois bien.

J’étais assis par terre, devant le four éteint, à raconter des bêtises d’ivrogne et j’avais cette musique «Something Stupid» qui me trottait dans la tête.

Et alors tout d’un coup, je me suis souvenu d’un long week-end de mai. Il y a trente ans.

Elle ne me plaisait pas vraiment. Jamais je n’avais éprouvé du désir pour elle. Mais, j’ai dit oui. C’était une époque, sollicité, je disais facilement oui…
On avait en commun, l’âge, des combats politiques, des lectures, des camarades, un ami, son ex, qui venait de la quitter.
Mon amour du moment était à Rome. Une virée entre copines ou avec un Autre, je ne sais plus. C’est des choses qui pouvaient arriver dans ce temps là…
Lisa, m’a proposé d’aller passer le WE dans sa maison familiale, près de Royan. Alors, j’ai dit oui. Lisa était étudiante, en sociologie je crois bien, et moi j’étais un improbable révolutionnaire « professionnel »….

Nous sommes partis de nuit, par des routes d’avant les autoroutes. Lisa conduisait, les fenêtres ouvertes sur l’été qui s’annonçait. Musique à fond et les arbres défilant, presque en cadence…
C’était une maison solitaire, retirée, Dans un bois il me semble…
Elle sentait la maison familiale ou peut-être tout simplement le renfermé d’une maison utilisée uniquement aux vacances.
Nous avons fait ce que l’on fait dans ce cas-là, près de Royan. Nous avons mangé des huitres et bu du vin blanc, au bord de la mer.
La table du restaurant, était près d’une fenêtres immense, donnant sur la plage à marée descendante.
Seuls des fragments de mémoire me reviennent.
Nous deux dans un lit immense, un de ces lits des familles d’autres temps.
Je me souviens de ses cheveux frisés étalés sur l’oreiller.
Je me souviens de son corps. Un corps massif et dur, un corps de paysanne dure à la tâche.
Un corps de combattante.
Nous avons fait l’amour.
Nous avons aussi parlé de tout, de la vie que nous voulions changer, des livres que nous lisions, de nos amours respectifs…
Dans mon souvenir ce sont des heures de calme, pleines de rires et de tendresse.

Mais, les jours du long WE ont pris fin. Nous sommes revenus à la ville et repris le cours de nos vies…
L’amour est rentré de Rome. Elle avait beaucoup de choses à raconter. Un corps magnifique et des milliers de caresses en retard…
Quelques semaines plus tard, Lisa est décédée d’une leucémie. Je ne savais pas, elle n’avait rien dit… Pris, par les amours et le tourbillon de la vie, J’ai oublié le WE de Royan ; Oublié Lisa.

Puis tout à coup, alors que le jour se levait, ce samedi d'un long WE de mai, je me suis souvenu de son parfum.
Je me suis souvenu de l’odeur de son corps.
Je me suis souvenu d’un autre long week-end de mai.
Les jours de Lisa.
Il y a longtemps…

lunes, 26 de abril de 2010

Dulce motín

Atardecía…
El aleteo de una vocal besó el folio,
un aro de luz encadenado a los tulipanes;
Ella; abeja verde y mariposa de ojos azules,
en su seno contenía el océano y las estaciones.

En los ojos una lágrima de cristal y la Luna;
Renunció a sí mismo aquella primavera,
y una guirnalda de deseos en blanco y negro
quedó mutilada en un cráter de silencio.

La vida voraz quiere engullir el recuerdo:
una lágrima color rubí brilla en su joyero,
susurro de un amor que se niega a morir.

Transparente suspensión del tiempo;
Los labios sonríen bailando un tango lento,
dulce motín en las curvas de un beso.

Atardecía…
Mas él sabe que amanecerá en los laberintos de su piel.

miércoles, 21 de abril de 2010

Alma de mujer


Tus piernas rodeando mis caderas;
Anudan una íntima conversación;
En cada latido de la sangre acelerada.

En el silencio de un nocturno;
De una caricia nace un mundo;
Bautizado de un íntimo rocío.

Lo que quiero;
Lo que quiero es morir contigo;
En los pliegues de tu risa y de tu llanto.

lunes, 19 de abril de 2010

derviche girador



Audaz abandonaste el cuerpo y la razón
Besando los labios que ya te pertenecían
Fulgor que traspasaba mágicas noches
Abanderadas del tierno color de tus ojos

Ensueño de tus brazos, dulce sésamo
Fue un tiempo de vértigo y de insomnio
Hoy, las grietas del rostro imaginado-amado
Hablan de un paisaje, tal vez naufragado

Derviche girador, embelesado en el vacío
El recuerdo quiere perderse en un sueño
Imposible acantilado de poemas helados

Espada de cenizas, arquitecto de la nada
Resbalas en un andén, estación desierta
La hierba alta, saciada de sangre

domingo, 18 de abril de 2010

Perro andaluz



Quise acariciar su tierna carne verdadera
Las palabras decían: Ella está cerca de ti
Inmensa soledad, exacta en el lindel de su piel

Quise escribir en las líneas de su mano
Comediante a la orilla de un acantilado
Besos que deseaban el cuerpo entero

Quise enjuagar mi corazón en la lluvia
Despertando un sueño de primavera
Con la afilada hoja de una navaja

De rodillas en las tinieblas
Cercenaste mis parpados
¡O tú! Mi amor soñado

viernes, 16 de abril de 2010

Chien andalou



J’ai voulu caresser sa tendre chair véritable
Les paroles disaient : Elle est près de toi
L’immense solitude, juste à l’orée de sa peau

J’ai voulu écrire sur les lignes de sa main
Comme un bohémien au bord d’une falaise
Les baisers désirant le corps tout entier

J’ai voulu laver mon cœur dans la pluie
En m’éveillant d’un songe de printemps
Avec le tranchant d’une lame de rasoir

A genoux dans les ténèbres
Tu as découpé mes paupières
Oh toi ! Mon amour rêvé

sábado, 10 de abril de 2010

El tiempo de la locura



El tiempo de la locura
De estar aquí y no obstante no estar aquí….
Cuando se pierde en el sueño una estrella

El tiempo ignorante de la vocal presente
Cuando gira alrededor de una gota de tu rocío
En las yemas la miel de tu cuerpo desarmado

El tiempo del viento de un piano enamorado
Rendido a tu mirada en una cortina de alegría
Abrazados, cuerpo a cuerpo, astro y camino

El tiempo que se desliza en los huecos
Surcos emborrachados en la noche del sol
Cuando la escritura se pinta en los labios

El tiempo que se alarga en un constante deseo
Salpicando con astillas de plata y oro
Las orillas del silencio donde nacen las palabras

El tiempo que arriesga su propia disolución
Cuando regala un poco de sal a unos labios
- que no saben si deben gritar o sonreír -
Bebiendo una lagrima en el amor de tus ojos

El tiempo del primer beso del día…

martes, 6 de abril de 2010

Rosa meditativa



Quisiera hablarte de la ausencia;
Del fugitivo evaporado, triangulo improvisado;
Donde el vacío dispone huecos y oteros;
Quisiera hablarte sin la necesidad de la palabra.

Si te hablo;
Será inútil incluir el silencio del no-dicho;
Todo entre nosotros será formas y deseos;
Aplazando la exactitud del significado.

Te llamo simplemente con los labios rojos;
Sin nada que no sea ausencia de nosotros mismos;
Y en la boca lo exprimible sin voz ninguna;
Dedo borrando la silueta del evanescente vértigo.

No tengo intención de romper el sol en mil trozos;
Cada mañana vistiéndome de un indescifrable vacío;
Escondido en las grietas de los relojes de invierno;
Sembraré al viento palabras alegres de un amor eterno.

¿Y si ayudáramos a que las nubes sean maravillosas?

martes, 23 de marzo de 2010

Inexplicable


“Cómo podría yo olvidarte nunca si no tengo que recordarte: tú eres el presente que se acumula”. (René Char)

Un aroma de sangre marina se derrama;
En las estaciones de un tiempo sin luna;
Como esta piedra que crece en mi vientre;
Se quebranta el cielo del último poema.

Si no es para ti, escribir no tiene sentido;
Frágil hilo de la poesía contra el acero de la vida;
Si fuera el precio de quererte, volvería a empezar;
Invadido por tu poesía, sin miedo al interminable aullido.


Tal vez un día…

En medio del mar o arriba de una montaña;
Allí donde veremos que el tiempo se acaba;
Cuando te diré, que eres el sol de mi vida,
de mis noches las estrellas y la Luna.

Cuando te diré que mis manos ansían acariciar,
tu piel dulce como la seda y de mis labios tu boca;
Cuando te diré hasta que punto eres maravillosa;
Escuchando tu voz, admirando tu sonrisa.

Cuando te diré que me gustaría hacerte madre,
y admirar tu vientre escuchando la melodía de la vida;
Cuando te diré que quiero saber si tienes calor o frío,
para poder fabricar hielo o hacer fuego…

Cuando te diré te necesito;
Necesito que me quieras;
Cuando te diré simplemente: te quiero.
¿Me perdonaras por haberte esperado?

viernes, 19 de marzo de 2010

Amor mío



Amor mío, avanza suavemente el sueño;
Acurrucado en tu nido palpitante de deseo;
En mi boca la gruta rosa de rizos adornada;
Yemas acariciando el inefable torbellino.

Amor mío, arrástrame en el círculo mágico;
Alumbrando el lugar de nosotros solos conocido;
Sólido prometido al soluble de la marea obscura;
Entre tú y yo, cortina de rocío renovado.

Amor mío, en angustia infinita acaba el sueño;
Mirada disolviéndose en el espejo panorámico;
Ojo de ciclope frente a las nubes de madrugada;
Parpadeo nocturno en el gris del nuevo día.

Amor mío, arrancarte de mi vida no puedo;
Sin navaja grabaste tu nombre en mi cuerpo;
Buscando una llave de imposible cerradura;
Que vive como una agonía, cada día mas adentro.

Porque tu tiempo es tiempo que me sueña;
Lo importante es saber que aquí me tienes;
Eres mi verdad, la única verdad que tengo;
Dame la mano y mírame en los ojos, amor mío.

jueves, 18 de marzo de 2010

Océan d’absence

Je traverse un océan d’absence ;
Marin accroché a une étoile ;
Calme, tes mots sont là ;
Dans la tourmente ;
Par ce que tu n’es pas là.

Je traverse un océan d’absence ;
Accroché à la lumière;
D’un merveilleux sourire ;
Ta voix résonne ;
Dans mon ventre, dans ma tête ;
Comme une promesse.

Je traverse un océan d’absence ;
Les voiles du navire se gonflent ;
Au vent qui rend fou, au près serré ;
Cap vers toi, le nez dans la plume ;
Faisant route vers un volcan…
Vers un mouillage qui porte ton nom .

martes, 16 de marzo de 2010

Ides de marzo.



Ides de marzo, casi en primavera
Un soplo de la montaña acaricia las encinas
En un campo adornado de flores bailarinas
Sonríe la palmera en los párpados de la brisa
Dibujando un arco-iris en los rizos de la luna

Allí en la cima de un volcán secreto
El sabor de tu piel en el azul de cielo
Irá esbozando el camino hacia tu boca
Náufrago en la seda de tus labios
Y preguntarás: - ¿Por qué tardaste tanto?

Con un beso iluminado de olas y arena
Hoy me acercaré a la orilla de tu sueño
Para susurrarte la historia de un amor prometido
¿Qué dirías si esta noche te invito a mi sueño?

jueves, 11 de marzo de 2010

Un hiver qui ne veut pas mourir



Dans le chuchotement d’une lettre, rond de lumière sur papier vélin ;
Enlacé dans le jaune des tulipes, le rouge du vin irradie dans son écrin ;
En une suspension du temps, douce révolte aux courbures du sommeil ;
Entendant le souffle d’un instant, la musique de ta voix sur mes lèvres ;
Dans la transparence du cristal, j’ai regardé perler des larmes écarlates;
Ce n’était que le murmure du vent, dans un hiver qui ne veut pas mourir.

Entonces si…


Si querer es conmoverse,
de la sinceridad de tus palabras.

Entonces si,
se lo que es querer

Si querer es estremecerse,
añorando tu piel y tus manos,
al solo pronunciar tu nombre.

Entonces si,
se lo que es querer.

Cuando luce en la noche profunda,
un rayo de amor en tus ojos,
que de mañana al sol deslumbra.

Entonces si,
se lo que es querer.

Y cuando en el lecho florecido,
de nuevo llega el sol y te miro.

Entonces si,
se lo que es querer.

Que hermosa eres, Dios mío…

lunes, 8 de marzo de 2010

Poema de segundo grado para un 8 de marzo.





























Cuando llega la primavera;
Saboreamos esplendida belleza;
En los secretos de vuestros jardines;
Perfumados de fragancia de amapola .

Cuando llega el verano;
Encanto de la entrepierna;
Embarcamos hacia Citera;
Pintando cielos de azul y claro.

Cuando llega el otoño;
De truenos y tormentas;
Bebemos las llamas de amor;
En huecos de sombra y rocío.

Cuando llega el invierno;
Los ojos en la orilla de un sueño;
Nos cuentan hermosas historias;
En las perlas de vuestras lágrimas.

Cuatro estaciones, canta un pájaro;
Mujeres de primavera al invierno;
Nuestras noches serian tristes;
Sin ellas, dice la vida, con razón.

E aquí lo que he podido aprender;
Lo que para hombres misterio es;
No obstante sin pretensión de entender;
Bien loco seria quien afirmara tal cosa.


miércoles, 3 de marzo de 2010

Agua marina



En las entrañas del velero azul;
Listos para zarpar con la marea;
Cantan los marineros muertos.

En las olas se esconde el llanto;
Lagrimas saladas de los amantes;
¿Existe desde siempre el océano?

Una negra noche de neón urbano;
Una viuda Griega se fríe un huevo;
Un chofer de taxi me habla en ruso.

¿Quién posee tus
lágrimas?
Pregunta tímidamente el agua marina.

lunes, 1 de marzo de 2010

N'écris pas...


J’ai le plaisir de publier une des plus belles poésies d’amour de la langue française : « N’écris pas » de Marceline Desbordes
Mise en chanson et musique par Julien Clerc : Les séparés.

N'écris pas. Je suis triste, et je voudrais m'éteindre.
Les beaux étés sans toi, c'est la nuit sans flambeau.
J'ai refermé mes bras qui ne peuvent t'atteindre,
Et frapper à mon coeur, c'est frapper au tombeau.
N'écris pas !

N'écris pas. N'apprenons qu'à mourir à nous-mêmes.
Ne demande qu'à Dieu... qu'à toi, si je t'aimais !
Au fond de ton absence écouter que tu m'aimes,
C'est entendre le ciel sans y monter jamais.
N'écris pas !

N'écris pas. Je te crains ; j'ai peur de ma mémoire ;
Elle a gardé ta voix qui m'appelle souvent.
Ne montre pas l'eau vive à qui ne peut la boire.
Une chère écriture est un portrait vivant.
N'écris pas !

N'écris pas ces doux mots que je n'ose plus lire :
Il semble que ta voix les répand sur mon coeur ;
Que je les vois brûler à travers ton sourire ;
Il semble qu'un baiser les empreint sur mon coeur.
N'écris pas !
Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)

domingo, 28 de febrero de 2010

Llueve en Normandía.


Esta noche, llueve…

Una lluvia de Normandía
Lenta como el invierno
En la noche del lecho

Cada gota dice ausencia
Llueve afueradentro
Llueve ausencia

La voz de Billie resuena
Como un puñal en el alma
You Go To My Head

Inexistente de ausencia
Como, ando, hablo, respiro
Y es como si no existiera

Pero sueño…

Lagrimas como diamantes
Ojos bailando tango
La ausencia ausente
Por el sol vencida
Sueño el invento
A cada instante
Del placer y del deseo
A cada instante
Recuerdo tus palabras
Entonces….

sábado, 27 de febrero de 2010

Viajar en ti



Quisiera…

En tus ojos ver
Los Jardines de España

Tu risa
Pasando de sol a sombra
En una plaza de Venecia

Tu perfume
Dentro de los miles perfumes
Del Bazar de Estambul

Tu piel
Bajo el sol ardiente
De una playa de las Cicladas

Tus caderas
Bailando un tango
En el barrio rojo de Ámsterdam

Tus labios,
Besando los míos
En un puente de Paris

Tus cabellos,
Sobre la almohada del hotel
Del último Finisterre

Tus pechos,
Llenos de amor
Al amanecer de cualquier lugar

Quisiera sobre todo
En el hueco de una cama
Tu corazón cerca del mío

jueves, 25 de febrero de 2010

Voyager en Toi...


J’aimerais…

Tes yeux
Reflétant
Les jardins d’Espagne

Ton rire
Passant de l’ombre à la lumière
Sur une place de Venise

Ton parfum
Parmi les mille épices
Du bazar d’Istanbul

Ta peau
Sous le soleil
D’une plage des Cyclades

Tes hanches
Se balançant dans une ruelle
D’Amsterdam

Tes lèvres
Sur un pont de Paris

Tes cheveux
Etales sur l’oreiller
D’un hôtel du bout du monde

Tes seins
Lourds d’amour
Au matin de n’importe où

Ton sexe
Ouvert sur le mien
Dans une agonie sans fin

J’aimerais par-dessus tout
Ton cœur contre le mien

Con te partirò.







« Quando sono solo sogno all'orizzonte
e mancan le parole
si lo so che non c'è luce
in una stanza quando manca il sole
se non ci sei tu con me… »





La ciudad luce su belleza de verano. Sentado en la terraza de un café contemplo a la gente pasar. Las mujeres ligeramente vestidas sugieren lo que ocultan y seducen sin querer. En mi cabeza bailan imágenes, palabras, gestos. No hay prisa, hoy soy dueño de mi tiempo.

Un libro; Désir d’Italie, todavía sin abrir. Empezaré leerlo más tarde, seguro… ¿Qué piensa la gente que me rodea? –me pregunto- todos parecen tener que cumplir con alguna obligación....
Tal vez añoran las vacaciones, paréntesis estival, espejo inverso de lo cotidiano, o quizás inventan el sentido profundo de este grafiti:

“¡Oh mi Amor! ¿Y mi mes de preaviso?”

Pasa un camión de blues, Harlem Nocturn.
Sin duda el autor olvidó que estaba en pruebas...
I’d like to play like a child…

Dicen que existe una rosa blanca de día y roja de noche, siempre pensé que era una leyenda. Hoy sé que tiene rostro de mujer y sus ojos recuerdan a los de una madonna del renacimiento. Gusta las noches más allá del meridiano nocturno, bebiendo sin que su belleza se altere. Alegre, sus ojos se llenan de luz cuando estalla su risa loca. Vital.

Cierro los ojos escuchando los ruidos que caen poco a poco.
El viento, procedente del mar, no consigue alejar los olores del barrio.

Ese día, si hubiese sido ladrón o marinero, hubiese dormido en los brazos de una ramera. Pero sólo soy un cautivo enamorado, que se fue a dormir con sus sueños...
Con te partirò paesi che non ho mai.

Qué importancia tiene, entonces, lo que llaman pensar...

miércoles, 24 de febrero de 2010

Continente

"¿Quién alivió su labor?
Llevando su leña y sus cubos.
¿Quién le ofreció una bufanda de lana?
El día de la feria de los caballos.

¿Quién cuidó de su alma,
y la acunó en sus sábanas?
¿Quién la trató como una mujer?
Al menos una vez en la vida".



Egon Schiele

Lejanos continentes de ojos extraños;
Jardines únicos de noches sin estrellas;
Riquezas saqueadas sin sueños cerrados.

Flores desencantadas de cuerpos vendidos;
Los sexos mancillados de odiosa codicia;
Eternas heridas de milenarios dominados.

martes, 23 de febrero de 2010

Dos poesías.


Frente a la costumbre castradora
Del lícito orden de palabras sordas
Que denuncia y acorrala los sentimientos
En el insólito camino quisiera grabar
Palabras imperfectas y salvajes letras
Promesas y deseos de noche eterna
Sin subordinación ni jerarquías
Que sean gritos las palabras
Que no dicen nada si tú no las sabes



Cabalga un meteorito
Con cincel de utopia
Brotan del monolito
Risas de cascada
Chispas de futuro
-
Imposible litografía
De un instante mágico

Part manquante


Au hasard d’une vie
Comme une aventure

J’allais de lit en passion
De tendresse en déception

Je t’espérais sans savoir
T’ai trouvée sans le vouloir

Tu es la part manquante
Qui met fin à mon errance

Part manquante


Au hasard d’une vie
Comme une aventure

J’allais de lit en passion
De tendresse en déception

Je t’espérais sans savoir
T’ai trouvée sans le vouloir

Tu es la part manquante
Qui met fin à mon errance

lunes, 22 de febrero de 2010

Lápiz



Brillo de la sonrisa
Vertical del lápiz
Como una ofrenda

Flequillo rebelde
De un diamante negro
En alegría profunda

Estrías de evidencia
En cuerpo marmóreo
Inefable embriaguez

Que el alba moldea
Hija admirativa
De una noche sin reloj

sábado, 20 de febrero de 2010

AU MATIN AUSSI.


Parfois, je te rêve ainsi dans ta nudité.
Au matin d’un rayon de soleil, éclairée
Dans les draps froissés d’une nuit passion

Ton parfum m’emplissant de bonheur
J’hésite, admirant ta croupe désirante
Ta voie comparable à celle d’une déesse

Je m’essaye aux subtiles caresses
De ton dos vers ta fente, qui brille
Guidant mon sexe vers ton sexe

Dans le tumulte, chaque cri de ta bouche
Est un poème à l’amour dédié
Et je meurs dans la danse de tes hanches

PUERTO

Brent Lynch

Del puente de máquinas subía esa sorda vibración que hace sentir que un navío tiene vida. Apoyado en el borde estribor observando la maniobra de atraco, él derivó su mirada hacia el muelle casi desierto, sobre las luces de la ciudad, lejanas… Aquí… De nuevo aquí.
La memoria de sus ojos certera. Los ojos y todo lo demás…



La encontró apoyada en la barra en un bar del puerto, un vaso delante de los ojos, con un aire ausente, indiferente.
Intercambiaron algunas palabras sin importancia, banalidades…
De una noche más, una entre muchas.
No podría decir cuando Ella susurró su deseo. Pero recuerda claramente su voz en aquel momento.
Ella dijo: te deseo. Y el se sintió invadido por una ola de calor como nunca.
Ni siquiera se habían tocado y uno de los dos preguntó:
- ¿Por qué tardaste tanto?
El otro respondió:
- ¿dónde estabas?
El recuerda las intensidad de las miradas y como se ahogó en esa mirada, al instante exacto... Sus manos tocándose por primera vez.

Casi sin rozarse, sin hablar, caminaron en la noche, con una especie de urgencia que les hacía temblar. Ese verano había un perfume de jazmín por las calles;

Rótulo de hotel, allí…
Recepción, llaves...
Escaleras, puerta...
Habitación. Ellos se miraron y Él supo que moriría esa noche misma, ahogándose por segunda vez en sus ojos.
Se ahogaron en las palabras murmuradas como gritos.
Se ahogaron en las caricias, vitales, torpes, frenéticas, casi brutales de urgencia.
Y después - desnudos - la calma…

Se exploraron en el espacio infinito de sus pieles.
Con sus manos, con sus bocas.
En largas caricias subrayando cada curva de los cuerpos.
Sintieron sus cuerpos convertirse en caricias.
Intercambiando saliva en besos dementes
Jadeando, casi agotados de placer…

Por la ventana, a través de la luz azul de la noche, llegó una música sin hogar, casi indefinida.
El la penetró en ese preciso momento.
Lentamente, la mirada en su mirada.
Deslizándose en un torbellino sin nombre
Como todos los océanos y mares a la vez
Como un oleaje inmenso en el inicio del mundo.
_______________________________________Y la tierra tembló.

viernes, 19 de febrero de 2010

Lluvia indolente

Diane Millsap

Bajo una lluvia indolente
Con tenue indiferencia
Al filtro azul

De una noche cualquiera

Inagotable convergencia
De cuerpos inundados
Pronto olvidados

Silueta proyectada

De rutas cruzadas
En siluetas azules
Gargantas desplegadas

Primicia entre todas

De voces confundidas
Meridiana fecundada
De estrías de memoria

En la inexactitud del tiempo

Bajo una lluvia indolente
Instante mágico
De un cruce de miradas

……………….

En la inexactitud del tiempo
Instante infinito de mi llanto


jueves, 18 de febrero de 2010

Suspiro



Una larga avenida;
Una silueta esperada;
Una mirada deseada;
Una voz, tu música.

Neón nocturno, primera vez;
Emoción…

Cuerpos desesperados,
nutridos mutuamente,
de infinitos deseos,
de una noche sin tiempo.

Perdidos en las estrellas;
Besos en la luz de madrugada;
Dulce emoción del sueño realizado;
Y un suspiro.

Un homme et une femme

martes, 16 de febrero de 2010

AU MATIN AUSSI

(Agradecido a Constance por el préstamo de su óleo)
Tu perfume me embruja de madrugada
Despierto, admiro tus hermosas nalgas
Sublime paisaje digno de una diosa

A veces sueño y te recuerdo así, desnuda
En la mañana de un rayo de sol, iluminada
En sábanas de noche pasión, ofrecida

Inicio, lentamente, sutiles caricias
De tu espalda hasta la raya, que luce
Intrépida, guiando mi sexo hacia tu sexo

Muriendo en la música de tu deseo
Vientre golpeando tus nalgas
Muerdo tu nuca en el último suspiro

En el tumulto, cada grito de tu boca
Es un poema al amor dedicado
En tu ausencia cuando despierto

sábado, 13 de febrero de 2010

Si la vida fuera un verso.


Si la vida fuera un verso, escogería nacer entre tus líneas;
Leyendo tu pluma en el hueco de unas sábanas inmaculadas.

Si el sol fuera un sueño secado entre dos olivos;
Sería tierno como una mañana de primavera en tus ojos.

Si fuera amargo como el fruto verde, sabor que no es todavía;
Te contaría que besarte es la última razón y tu piel la única delicia.

Si el sueño fuera una tarde de verano, desvelando tus más íntimos secretos;
Guiaría las persianas hacia una historia de piel, abriendo grandes ojos.

Y si esta historia fuera la nuestra, los sueños derramados en evidencia;
Tus ojos serian el único horizonte y tu voz la sublime música.

jueves, 11 de febrero de 2010

Cumplir 20 años en Afganistán


18h00 La radio crepita: “Un cohete ha caído sobre Charlie 20, el piloto ha resultado muerto.” El Coronel Nelson responde: recibido, corto. Despliega su cuerpo, pone los pies en la mesa, coge su cabeza entre las manos y cierra los ojos… Pero no hay tiempo para pensar en los caídos, tiene que ocuparse de otro grupo, que esta bajo la metralla. 22h30 El Cabo Xavier cae mortalmente herido…

Negras huestes, insensatas y furiosas;
Bailan bajo la luna en armadura;
Rocas por un pico de pájaro picoteadas.
-
Rompamos en mil trozos las fabulas;
Cadenas fatales de la esclavitud en prosa;
Palabras de libre esclavo; tú que lloras.
-
Tú que mueres un día sin saber porque;
Rodeado de cosas que dejan de ser bellas,
Grita tu odio hacia el opresor, tú que luchas.
-
En el valle blanco de horror oscurecido;
De lo alto de tus versos mira la ciudad servil;
Los pies en el fango, no dejes de ser poeta.
-
Amando un cuerpo sin límite de lunas;
Prisionero del miedo, arrebátalo a la soledad;
Llegará, llegará el amor, para ti que amas.

Xavier acababa de cumplir 20 años.

Sin novedad en el frente. Las operaciones de paz y de reconstrucción continúan…

martes, 9 de febrero de 2010

Ikebana



En el viento del otoño;
Violeta de las nubes;
En el rocío de tus ojos;
Me adiestro al paraíso.

La madrugada naciente;
Mira los amantes enlazados;
En las sabanas arrugadas;
Como un pétalo, cae una palabra.

¿Podemos imaginar que sea el canto de una flor?

lunes, 8 de febrero de 2010

Pasión



En un jardín una rosa hermosa;
De sabor delicado de ambrosía;
Ella conoce mi idioma y le gusta;
Ligera y mágicamente hechicera.

Cuando sus ramas enlazan mi cuello;
Caigo a los pies de su silueta furtiva;
De sabios y negros encajes vestida;
Que hacen subir la sangre al rostro.

Definitivamente la toco, atrevido;
Catando de mi lengua sus labios;
La piel maravillosamente desnuda;
Ondulaciones delicadas que deseo.

Orgulloso pincel en el valle de sus senos;
Siguiendo la línea perfecta de su cuerpo;
Hasta las curvas sublimes de las nalgas;
Rendido, su dulce cueva de mi boca beso.

Amor, deseo, almas desnudas crepitando;
Lentamente o galopando: quémame dice,
dame golpes, hazme daño, no dejes nada;
Lagrimas de felicidad del volcán interno.

Derramada en Mí, por fin te reconoces;
Derramado en Ti, por fin me reconozco.

domingo, 7 de febrero de 2010

Recuerdo de una lluvia de verano.


Amenazaba un cielo pintado de nubes;
El Mediterráneo lejano y nebuloso;
Bochorno de una tarde de estío.
Cuando el azur se abrió en tormenta;
Derramando espesas y calidas lágrimas;
Nos miramos sin pronunciar una palabra;
Alzando nuestros rostros para acogerlas.
Despojados de nuestros atuendos,
vestidos de lluvia, bailamos enlazados;
Sin previo aviso, de nuestro ser mas profundo,
brotó un salvaje e interminable grito : ¡te quiero!
Sensación exquisita de una lluvia de verano.

viernes, 5 de febrero de 2010

Te ofrecí una rosa.



Al cabo del camino
Un calido nido
De caricias bordado

Estrella en la cama
Brillaste al infinito
Flor entreabierta

Por la mañana
En un campo de amor
Te ofrecí una rosa

miércoles, 3 de febrero de 2010

Fenómeno vibratorio.


Como el viento que mueve el cielo;
Se escucha de lejos su vibración;
Bajos y altos, sequía y lluvia torrencial.

No hay fríos ni círculos cerrados;
Todo depende del destino de una bala;
La conjunción de un hombre y de una mujer.

Esta noche, como dos sueños, dos promesas;
Pararemos el tiempo en tu copa, mi amor ;
Tiempo que nos atormenta persistente.

Ayer noche soñé que me besabas;
Era tu nombre entre mis labios acunado;
Calido latido que durmió a mi costado .

Escucha, escucha la vibración que crece…